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Le jour se lève sur un départ des plus voyants.
Le train s'élève et je me bouscule en espérant
Qu'une part de moi réussira,
Qu'une part de toi est toujours là.
Le temps m'efface, la tête vide,
Du "moi" trépace, et j'en suis ivre.
Cette voix qui me murmure que l'horloge s'affaisse ;
C'est une torture de ne savoir où je loge
Clope après clope, mon coeur s'essoufle sans que ne fasse
L'usure m'éteint et mes poumons se gorgent...
J'écris mes maux pour qu'un jour croyant
Quelqu'un dira que j'avais du talent.
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Raphaél (05 sept. 2008)
